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Undercurrent

Couverture du livre Undercurrent

Undercurrent : couverture

Undercurrent, Toyoda Tetsuya, KANA (Collection MADEIN)

A première vue, on pourrait penser que Undercurrent est un pur représentant du style contemplatif Japonais, comme les oeuvres de Taniguchi Jiro. Et on n’aurait pas tort.

Kanae est une femme énergique, un peu garçon manqué. Avec l’aide de sa tante, elle finit par ouvrir à nouveau les bains publics dont elle a la charge. Ceux-ci étaient restés fermés suite au départ de son mari, disparu sans laisser de trace.

Bien sûr, les clients se posent des questions. Les rumeurs courent. Est-ce qu’une femme seule peut faire ce travail exigeant? Le mari est-il mort? Peut-être est-il parti avec quelqu’un d’autre? A-t-il fuit une femme autoritaire et difficile à vivre?

D’ailleurs, Kanae se pose les mêmes questions. Pourquoi est-il parti?

L’arrivée d’un homme parlant peu, envoyé par le syndicat des gérants de bains publics, lui permet de souffler. Une amie d’enfance lui suggère de rencontrer un détective privé pour faire la lumière sur le départ de son mari. Et pourquoi Kanae fait-elle ces rêves étranges ou elle se noie? Est-ce la fatigue?

D’une narration basée sur les tranches de vies, on finit par trouver que tout ce petit monde a des secrets, des blessures, une histoire. Les évènements s’enchaînent de telle manière que l’histoire avance sans en avoir l’air. La question toute simple qui se pose est celle-ci : connaissons-nous vraiment ceux qui nous sont proche? Se connaît-on soi-même?

Le dessin est agréable, rappelant un peu Tsuruta Kenji (Spirit of Wonder, Forget me not), en un peu plus réaliste, et moins fouillé (c’est difficile à imaginer, je sais). Comme plusieurs ouvrages de la même collection, en fait.

Encore un bel ouvrage qui permet de montrer aux incultes que, non, le manga n’est pas forcément ultra-violent, dégénéré ou pervers. On a là une histoire sensible et prenante.

K.

Le Geek Quiz

Bon, je crois que j’aurais pu faire mieux. Mais c’est déjà pas mal, je trouve.

80% Geek

K.

Le Conte est Bon

Ici, nous parlerons des contes de fées, chers à messieurs Grimm et autres.

Ludwig Revolution, de Kaori Yuki (Tonkam):

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Kaori Yuki, avec ses séries comme Comte Cain, Fairy Cube et surtout Angel Sanctuary nous avais habitué au shojo – gothique.

Dans Ludwig Revolution (3 volumes parus chez nous pour le moment), l’auteur se permet de rajouter un soupçon d’humour trash à son cocktail déjà réussi.

Plantons le décor :

Premier Chapitre, Blanche-Neige.

Elle a en effet la peau blanche comme neige, les lèvres d’un rouge sang, et la noirceur… de son âme, dépasse tout ce qu’on peut imaginer.

Sa mère la jalouse maladivement car le roi fait preuve d’une attention malsaine pour Blanche depuis son plus jeune âge.

Passons maintenant au prince du pays voisin, Louis (diminutif de Ludwig), playboy androgyne d’1m86, beau comme un diable, suffisant et insupportable.

Son père le somme d’arrêter ses frasques, et si il veut un jour diriger le royaume, le somme de se trouver une femme. D’ailleurs, la princesse Blanche semble être le meilleur parti.

Le dialogue est savoureux :

Le Roi : « Sert toi de ton seul atout, ton beau visage. »

Louis : « Je m’insurge, père ! Mon visage n’est pas mon seul atout. Attendez qu’elle me voit à poil ! »

Et oui, en revisitant les contes de fées que nous connaissons si bien, Kaori Yuki se permet de leur rendre leur côté sombre et dérangeant, tout en leur conférant une pointe d’humour qui est la bienvenue.

En effet, inceste, meurtres, trahisons, nécrophilie et fantômes n’arrêtent pas ce prince imbu de sa personne et amateur de grosses poitrines, accompagné de son fidèle valet Will, et harcelé par Dorothéa, sorcière masochiste tombée sous le charme du prince depuis qu’il lui a piétiné la figure.

On retrouve avec plaisir les contes biens connus de blanche-neige, la belle au bois dormant, raiponce (rapunzel), le petit chaperon rouge, et bien d’autres encore.

Dans le genre conte de fées, on peut aussi trouver ceci :

Lullaby, Hector Sevilla & Ben Avery (Angle Comics) :

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La mini-série « La quête du savoir » nous présente Alice, guerrière toute dévouée à la reine de Coeur. En mission pour sa maîtresse, elle croisera d’innombrables personnages de conte. Le dessin est coloré et précis, un mélange réussi de style américain et japonais.

A savoir que la série a repris aux USA, on ne peut qu’espérer que la suite arrive chez nous un jour.

Cheshire Crossing, Andy Weir (Webcomic, en anglais) :

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Cheshire Crossing est le nom d’un établissement « de repos ». On assiste à l’arrivée de trois nouvelles pensionnaires : Alice Liddel, Wendy Darling et Dorothy Gale. Ces trois jeunes filles seraient atteintes de Psychose Dissociative, s’enfermant dans des mondes imaginaires.

Vous reconnaîtrez sûrement miss Poppins, leur gouvernante.

Le dessin ‘MS Paint’ extrêmement figé peu rebuter au départ, mais les dialogues et l’histoire sont un véritable plaisir. L’auteur ne travaille pas très vite, mais on lui pardonne. ^_^

EverAfter, Endling (Webcomic en anglais) :

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EverAfter est digne de figurer aux côtés de Ludwig Revolution. Ce webcomic tire lui aussi son inspiration des origines sombres des contes qui furent édulcorés au fil du temps.

EverAfter est le nom d’un établissement « de repos » (non, ce n’est pas un copier-coller malencontreux). Là, les membres les plus dangereux du monde de Grimmoire sont internés et soignés. Le premier chapitre s’ouvre sur une alarme retentissante, avec une armée d’infirmières et d’agents de sécurité armés jusqu’au dents, attendant la peur au ventre que la porte blindée cède sous les coups répétés… du petit chaperon rouge.

Croyez-moi, ça en jette.

Fables, Bill Willingham (scénario) (Panini comics):

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Et comment oublier cette série de la collection Vertigo (dans laquelle on trouve les classiques que sont Sandman, Hellblazer et Swamp Thing)? Ici découvre que les fables, les personnages de contes, ont dû fuir leurs royaumes face à celui qu’on appelle l’Adversaire. Pour lui échapper, ils se sont installés à Fableville, une enclave magique à l’intérieur de New-York.

Le maire de Fableville est ce bon vieux King Cole, mais la personne qui gère véritablement la ville est cette chère Blanche-Neige, beaucoup moins princesse en détresse qu’elle ne l’a été à une époque. Peut-être la faute au prince Charmant, incapable de rester fidèle, ou sa soeur Rose Rouge qui la déteste car personne ne se souvient d’elle.

On retrouve un Bigby (Big Bad Wolf) en ‘sherif’ de la ville, qui s’est racheté une conduite et trouvé une forme humaine, un barbe-bleu retors qui vise la place du maire, une boucle d’or qui cherche à libérer les animaux de la ‘Ferme’, un endroit où sont parqués les fables incapables de se faire passer pour des humains…

Bref, un panel de personnages intéressants sur lesquels plane toujours la menace de l’Adversaire.

K.

Le Garçon du Train

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Le manga ‘Le Garçon du Train‘ (‘Densha Otoko‘) vient de sortir chez Taifu Comics (3 volumes, 2 encore à paraître).

Merci à mon dealer habituel de me l’avoir prêté.

L’histoire peut sembler classique : Le protagoniste principal est Yamada Tsuyoshi, un jeune homme tout ce qu’il y a de plus normal. Il est timide, un peu maladroit, et otaku. Sa vie se partage entre un boulot alimentaire, son petit appartement rempli de manga, DVDs et goodies, et ses voyages à Akihabara, le quartier éléctrique de Tokyo, véritable paradis des otakus.

Il ne demande que le calme. Il lui arrive de fantasmer qu’il tient tête à ses patrons, où qu’il dit ses quatres vérités à un ivrogne, mais ça ne va pas plus loin.

Attention ! quelques spoilers :

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Yotsuba to

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Yotsuba &!, Kiyohiko Azuma, Kurokawa (Fleuve Noir)

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