Undercurrent

Couverture du livre Undercurrent

Undercurrent : couverture

Undercurrent, Toyoda Tetsuya, KANA (Collection MADEIN)

A première vue, on pourrait penser que Undercurrent est un pur représentant du style contemplatif Japonais, comme les oeuvres de Taniguchi Jiro. Et on n’aurait pas tort.

Kanae est une femme énergique, un peu garçon manqué. Avec l’aide de sa tante, elle finit par ouvrir à nouveau les bains publics dont elle a la charge. Ceux-ci étaient restés fermés suite au départ de son mari, disparu sans laisser de trace.

Bien sûr, les clients se posent des questions. Les rumeurs courent. Est-ce qu’une femme seule peut faire ce travail exigeant? Le mari est-il mort? Peut-être est-il parti avec quelqu’un d’autre? A-t-il fuit une femme autoritaire et difficile à vivre?

D’ailleurs, Kanae se pose les mêmes questions. Pourquoi est-il parti?

L’arrivée d’un homme parlant peu, envoyé par le syndicat des gérants de bains publics, lui permet de souffler. Une amie d’enfance lui suggère de rencontrer un détective privé pour faire la lumière sur le départ de son mari. Et pourquoi Kanae fait-elle ces rêves étranges ou elle se noie? Est-ce la fatigue?

D’une narration basée sur les tranches de vies, on finit par trouver que tout ce petit monde a des secrets, des blessures, une histoire. Les évènements s’enchaînent de telle manière que l’histoire avance sans en avoir l’air. La question toute simple qui se pose est celle-ci : connaissons-nous vraiment ceux qui nous sont proche? Se connaît-on soi-même?

Le dessin est agréable, rappelant un peu Tsuruta Kenji (Spirit of Wonder, Forget me not), en un peu plus réaliste, et moins fouillé (c’est difficile à imaginer, je sais). Comme plusieurs ouvrages de la même collection, en fait.

Encore un bel ouvrage qui permet de montrer aux incultes que, non, le manga n’est pas forcément ultra-violent, dégénéré ou pervers. On a là une histoire sensible et prenante.

K.

Autonomie : La Liberté de Pensée

« Autonomie : La Liberté de Pensée » est une excellente fiction écrite par Jean-Michel Smith et traduite de l’anglais par Thomas Tempé, Frédéric Henry, Thibaud Choné, Germain Chazot, Cédric Corazza, Toto Litoto, Arno Renevier, Benoit Audouard, Elisée Maurer, Thierry Pierron, Mathias Le Griffon, Stéphane Gimenez et Joëlle Cornavin.

Cette oeuvre est disponible sous licence Creative Commons 2.0 Paternité – Partage à l’identique (attribution, share-alike). C’est à dire que vous êtes libre de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public, ainsi que de la modifier, du moment que vous citez l’auteur et les traducteurs, et que le travail qui en résulte soit disponible sous les mêmes conditions.

Pourquoi est-ce que tout ces salamalecs sur les droits d’auteur sont indispensables? Laissez-moi vous résumer cette histoire :

Dans un futur pas si lointain, les grosses sociétés sont toutes puissantes. Tout ce qui pouvait être breveté l’a été, le code génétique, les produtions artistiques, les logiciels, les technologies… L’innovation devient tout bonnement impossible, puisque toute tentative d’invention finit par se heurter à des brevets « préventifs » déposés contre espèces sonnantes et trébuchantes par ces entreprises toutes puissantes. Pas moyen d’utiliser un ordinateur avec un autre système d’exploitation que celui qui a été vendu avec. Internet n’est plus qu’une vaste vitrine publicitaire, ou seul les contenus filtrés, dûment autorisés sont disponibles.

Dans un mouvement qui rappelle bien-sûr les débuts de l’informatique et d’Internet, quelques scientifiques mettent au point un système révolutionnaire leur permettant de charger leur conscience dans un environnement informatisé, et mènent en simulation les expériences qu’ils ne pouvaient pas lancer dans le réel à cause des contraintes légales.

S’en suit une véritable chasse aux sorcières à l’encontre de ces dangereux rebelles qui pensent pouvoir aller à l’encontre des organisations mondiales, garantes de la protection de la propriété intellectuelle et des brevets.

Cette fiction n’en est pas forcément une. Il suffit de voir le mécontentement des employés de l’Office Européen des Brevets (article de Numérama) qui décrient le système actuel, responsable pour eux « [...] de favoriser l’octroi de titres de brevets pour tout et n’importe quoi, en accordant des brevets avec une formidable largesse à n’importe qui en fait la demande ».

Pour rappel, 30 000 brevets logiciels ont étés octroyés en Europe de manière préventive, alors qu’ils sont toujours interdits dans nos contrées. Y-aurait-il un soupçon de lobbying quelque part? C’est fort possible.

Mais il est également dans l’intêret des bureaux des brevets d’accepter un maximum de demandes. Non pas parce qu’ils « favorisent l’innovation », comme on nous le répète bien souvent, mais parce que chaque brevet apporte une manne d’argent bienvenue. En effet, le dépôt de brevet se paie, cher. Et l’entretenir coûte tout autant. De plus, dans un phénomène de cercle vicieux, on en est venu à mesurer l’innovation d’un pays en fonction du nombre de brevets déposés!

Mais que demande le peuple, alors? Faut-il devenir des bolcheviks? Faut-il qu’une invention appartienne à tous, peu importe ce qu’elle aura coûté en recherche? Va t’on déposséder l’inventeur du fruit de son labeur?

C’est en tout cas ce que les grosses boîtes prétendent, en se servant de l’image du pauvre artiste, de l’inventeur solitaire, qui se voit dépouillé par les pirates. Et ces sociétés de s’ériger en défenseurs de la veuve et de l’orphelin. Les brevets, conçus à l’origine pour protéger les inventeurs, servent désormais à assurer une manne financière à ceux qu’ils l’ont déposé, ou à empêcher d’autres de travailler sur le domaine concerné. D’une protection, ils sont devenus une arme. Si la lettre de la loi est respectée, son esprit s’en est allé.

Ce que le peuple éclairé qui a un peu réfléchit au problème demande, c’est de l’intelligence dans les dépôts de brevets.

- Il faut laisser le temps et les ressources aux bureau des brevets pour étudier chaque demande de manière critique! Cela veut également dire chasser le lobbying et la corruption.

- Il ne faut pas oublier qu’on ne doit pas breveter une idée, un concept, mais seulement son implémentation. On a le droit ‘de faire pareil’, du moment qu’on ne copie pas l’invention (il s’agit dans ce cas d’une contrefaçon). Le cas des brevets logiciels est directement concerné. Breveter le concept de « stocker temporairement un flux d’information entre un émetteur et un recepteur fonctionnant à différentes vitesses » obligerait quiconque met en place un système de cache à payer des royalties à celui qui dépose cette idée. Hallucinant!

- Il faut réduire la durée des brevets, en particulier sur les médicaments. Et accepter que dans des cas de force majeure, le brevet devienne caduque (lutte contre une épidémie mortelle, par exemple).

Bon, d’autres personnes, bien meilleures et plus éloquentes que moi, se sont déjà exprimées sur ces sujets (et ne manqueront pas de le faire encore). Rappelez-vous. Nous ne sommes pas contre les brevets, mais contre leurs abus! A nous de rester vigilants.

K.

Fight!

Je vous présente Groufh La Brute. Venez fighter sur La Brute! Devenez mon disciple!

http://groufh.labrute.fr

Dans ce petit jeu débile, on peut se battre plusieurs fois par jour contre d’autres brutes. Au fil des victoires et des défaites, vous montez de niveau et obtenez plus de points de vie, plus de rapidité, plus de force, plus d’objets!

K.

Ubuntu : Aucun Interet

Non, vraiment.

J’explique : depuis que j’ai installé Ubuntu sur mon ordinateur, je n’ai rien à faire. L’installation de programmes est des plus simples, les mises à jours se font sans réclamer plus qu’un mot de passe, mes périphériques USB sont reconnus sans peine, que ce soit joystick, clés USB, PSP, cartes SD…

Grâce au programme WINE, mes jeux Windows comme Sam & Max, Half-Life 2, Dawn of War, Kyodai Mahjong (en 2D) passent très bien. Les jeux natifs comme Frozen Bubble, Pingus, Simutrans et autres sont géniaux.

OpenOffice rempli bien son… office. Un excellent traitement de texte, un bon tableur, une bonne compatibilité avec la suite de Microsoft.

Le mail, Internet, les vidéos… Aucun problèmes.

Non, ce qui cloche, c’est que c’est ennuyeux. Tout marche trop bien. Lorsque je ne connaissais que Windows (il y a longtemps), je passais mon temps à installer de nouveaux drivers, à chercher de nouvelles versions des programmes, à réinstaller le système d’exploitation lorsque les ralentissements devenaient intolérables.

J’ai beaucoup appris sur l’informatique grâce à ça. Ubuntu fonctionne tellement bien qu’on n’a pas besoin de connaître le fonctionnement du système.

Bon, il est quand même possible de s’amuser avec Ubuntu, fouiller dans le système, ajouter des programmes expérimentaux, compiler ses propres programmes, bref, geeker comme un nerd.

^_^

K.

Le Geek Quiz

Bon, je crois que j’aurais pu faire mieux. Mais c’est déjà pas mal, je trouve.

80% Geek

K.